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 Étienne Chatiliez

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Smicky
Message Smicky : Étienne Chatiliez   Sam 23 Déc - 4:56

Étienne Chatiliez est né le 17 juin 1952 à Roubaix
Il a été d'abord rédacteur pour la radio puis pour une agence de publicité. Par la suite, il réalise de nombreuses publicités pour la télévision (notamment pour ERAM, dont les spots lui vaudront plusieurs récompenses) ; puis, il se tourne vers le cinéma.

Son premier film La vie est un long fleuve tranquille en 1988 (César de la Meilleure première œuvre et du Meilleur scénario)
Le succès couronne aussi Tatie Danielle en 1990.
En 1995, Le bonheur est dans le pré avec Eddy Mitchell et Michel Serrault est nommé au César du Meilleur film et Chatillez à celui du Meilleur réalisateur.
En 1998, dans Doggy Bag, il apparaît pour la première fois en tant qu'acteur
En 2001, il réalise Tanguy, film culte et illustration du phénomène Tanguy.
Ses films suivants, La confiance règne avec Cécile de France et Vincent Lindon, puis Agathe Cléry avec Valérie Lemercier, sont des échecs commerciaux, de même que L'Oncle Charles avec Eddy Mitchell et Valérie Bonneton.

Il a donc commencé avec ces pubs








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Message Smicky : Re: Étienne Chatiliez   Sam 23 Déc - 5:11

La vie est un long fleuve tranquille - 1988.





Dans une ville du Nord de la France coexistent deux familles radicalement opposées et parodiant les stéréotypes sociaux.

D'un côté, les Groseille et leurs six enfants, aux revenus modestes, vivant d'aides sociales dans une HLM, et dont l'existence est constituée de combines et de larcins. Parmi leurs enfants, Maurice, 12 ans, est sûrement le plus débrouillard et le plus intelligent.

De l'autre, les Le Quesnoy, famille aisée : Monsieur est directeur régional de l'EDF et Madame, outre ses actives participations aux kermesses de la paroisse, s'occupe de leurs cinq enfants. Les seuls tracas viennent de la part de Bernadette, 12 ans, qui agit de façon un peu erratique ces derniers temps.

Les deux familles qui vivent chacune de son côté auraient pu ne jamais se rencontrer. Mais douze ans plus tôt, le soir de Noël, à la maternité, l'infirmière Josette, déprimée par l'attitude lâche et méprisante de son amant, le docteur Mavial, gynécologue, décide d’échanger au berceau deux nouveau-nés : le fils Le Quesnoy et la fille Groseille. Ainsi sont venus au monde, sur un coup de colère, Maurice Groseille et Bernadette Le Quesnoy.

Restée fidèle à son amant durant toutes ces années, espérant enfin faire vie commune après la mort de Mme Mavial, Josette voit ses illusions réduites en fumée en une phrase du docteur : « Je ne pourrai jamais la remplacer. » Enfin réaliste, elle décide de faire part par lettre de son échange de nourrissons aux parents des deux enfants.

Bouleversés dans leur existence proprette et sans surprise, les Le Quesnoy décident donc de prendre Maurice avec eux en simulant une adoption, tout en conservant Bernadette et en omettant de lui révéler qu’ils ne sont pas ses vrais parents pour lui éviter un traumatisme.

Mais derrière le vernis poli de Maurice Le Quesnoy, il y a toujours un Groseille.


A noter la présence de Patrick Bouchitey (père Aubergé)  
(connu aussi pour La vie privée des animaux - où il fait parler des animaux avec humour)




La vie est un long fleuve tranquille  a l'intelligence de ne faire la part belle à aucun des deux milieux sociaux en se moquant des Le Quesnoy autant que des Groseille.
Evocation des couches sociales en les égratinant et aussi des "Arabes"

Techniquement les gens naissent égaux en droits à l’endroit où ils naissent.
Mais en fonction de leur lieu de naissance, ils ne partent quand même pas tout à fait de la même ligne, si on est tout à fait honnête.

On y aborde tout: la bourgeoisie, le quart monde, le racisme, la religion  poussée à la bigoterie ....
Le tout derrière beaucoup d'humour caustique






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Message Smicky : Re: Étienne Chatiliez   Sam 23 Déc - 5:24

Le deuxième dont je vais parler, c'est Tanguy!

Tanguy - 2001




Ce film a d'ailleurs crée  un phénomène :  le prénom Tanguy est utilisé désormais dans le langage pour désigner un jeune adulte qui se complaît à vivre chez ses parents.

Après la naissance de Tanguy, sa maman lui sort « Tu es tellement mignon, si tu veux tu pourras rester à la maison toute ta vie. »
À 28 ans, Tanguy est encore chez ses parents.
Diplômé de Sciences Po et de l'ENS Ulm, enseignant à l'INALCO, préparant une thèse sur l’émergence du concept de subjectivité en Chine ancienne et maîtrisant le chinois et le japonais, il pourrait entièrement s'assumer et quitter le nid familial. Mais il persiste à rester, aimant par-dessus tout ses parents, qu’il décrit comme « intelligents, ouverts, généreux, qui m’ont laissé toute latitude pour faire ce que j’aime ».

Les parents sont de plus en plus agacés à l’idée de le voir rester à la maison, qu’il fréquente comme un hôtel, allant ou sortant à n’importe quelle heure ou y ramenant ses conquêtes d’un soir.
Cette irritation augmente davantage lorsque Tanguy leur annonce qu’il va retarder sa thèse d’un an au moins.
La grand-mère prédit quant à elle que « le Pékinois » restera encore de longues années à leurs crochets et leur reproche leur manque de fermeté.
La maman consulte régulièrement un psychiatre pour lui expliquer ses rêves de meurtre ou de mutilation envers son fils.

La première technique mise en œuvre par ses parents consiste à le dégoûter de la maison, afin qu’il parte de lui-même.
Ils jettent ou abîment quelques vêtements, dévissent sournoisement une vis du plancher, réquisitionnent la pièce qu’il utilisait comme bureau, coupent intempestivement l’électricité lorsqu’il rédige sa thèse sur son ordinateur. Tanguy ne se décourage pas.

Passant à la vitesse supérieure, Paul et Édith tentent de lui gâcher également ses nuits, sa vie amoureuse,

Alors qu’il avait toujours refusé catégoriquement cette idée, Paul se résigne finalement à payer un appartement à Tanguy.
Chaque nuit il est en proie à des crises d’angoisse et de tétanie et finit à l’hôpital. L’ayant pris en pitié, sa maman consent à le reprendre à la maison.

Se montrant désormais sous un autre jour, Paul édicte un règlement très sévère, qualifié par Tanguy d’« une discipline toute militaire »
Lorsque ses parents découvrent que Tanguy gagne au moins 3 800 euros par mois, ils l’expulsent brutalement de la maison.
Aussitôt, Tanguy les assigne au tribunal et remporte son procès, son avocat s’appuyant sur l’article 203 du Code civil, invoquant l’obligation pour les parents d’entretenir leur descendance.

Les relations deviennent explosives lorsque Tanguy réintègre à nouveau la maison familiale
Ses parents décident alors de l’humilier en transformant sa chambre en chambre d’enfant, remplaçant son lit par un lit de bébé, surmonté d’un mobile.
Sa mère vient perturber ses cours pour chercher à le ridiculiser devant ses élèves, puis y participe en tant qu’élève et finit même par coucher avec l’un des élèves de la classe.
Contre les attentes de ses parents, Tanguy n’est aucunement heurté par l'un ou l'autre de ces actes et pardonne à sa mère sans arrière-pensée.

Alors que Paul, à bout de nerfs, venait de recruter quelques gros bras pour « casser la gueule » à son fils, il apprend que celui-ci a finalement quitté la maison, laissant derrière lui une lettre où il remercie généreusement ses parents.
Leur joie est à nouveau de courte durée puisque quasiment simultanément la grand-mère Odile fait une chute dans sa salle de bains et, devant bénéficier d’une rééducation de plusieurs mois, signale à Paul et Édith l’existence de l’article 205 [archive] du Code civil, « le même que le 203… mais pour les vieux ».

Dix mois plus tard, Paul et Édith reçoivent une lettre de Tanguy, les invitant à lui rendre visite à Pékin, où il s’est marié avec une Chinoise, avec laquelle il attend un enfant.
Constatant que dans cette famille chinoise vivent sous le même toit tant les parents que les grands-parents de la jeune femme, Odile aura le mot de la fin et, se tournant vers Paul, déclarera qu’elle se réjouit de voir « des gens qui assument leur famille, pas comme d’autres ».


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Message Smicky : Re: Étienne Chatiliez   Sam 23 Déc - 5:40

Tatie Danielle - 1990














À 82 ans, Danielle Billard est la grande-tante qu'on ne souhaiterait pas avoir.
 Odieuse, mesquine, voleuse, menteuse, capricieuse, elle en fait voir de toutes les couleurs à sa gouvernante, Odile, qui n'est guère moins âgée qu'elle (75 ans).

Sa seule famille sont ses petits-neveux Jean-Pierre et Jeanne, qu’elle voit peu. Jean-Pierre et son épouse Catherine, tous deux orphelins, voient en elle la grand-mère que leurs enfants n’ont jamais eu l’occasion d’avoir, et la prennent en pitié lorsqu’elle prétend qu’Odile la vole et la bat. 
Quand Odile meurt accidentellement d’une chute d’un escabeau, Danielle vend sa maison d'Auxerre, dans l'Yonne et lègue l’argent à ses petit-neveux, à charge pour Jean-Pierre et Catherine de l’héberger chez eux à Paris.

Malgré la bienveillance de Jean-Pierre envers elle, le couple se rend vite compte de leur erreur : Danielle n'a rien de la brave mamie qu'ils pensaient connaître. Elle passe ses journées à les contrarier ou à distiller des remarques acerbes envers chacun, et en particulier Catherine.

Leurs vacances d’été en Grèce étant prévues de longue date, ils comptent sur Jeanne pour s’occuper de Tatie Danielle pendant cette période. Mais Danielle est tellement odieuse avec celle-ci qu’ils y renonceront, et engageront une jeune fille, Sandrine, pour s’occuper d’elle.
Sandrine ne se laisse pas faire et lui tient tête sans vaciller. 
Leur relation, très hostile les premiers jours, en vient de ce fait à se normaliser et les deux femmes deviennent amies. Danielle propose même de payer les frais de réparation de la voiture de Sandrine et lui offre son bijou préféré.
Suite à une dispute avec Sandrine qui quitte la maison, Tatie Danielle, en proie au désespoir d’avoir été une fois de plus abandonnée de tous, réalise une mise en scène de l’appartement en cassant tout ce qui peut l’être et en provoquant un début d’incendie. 
Ceci lui vaut d’être évacuée en pleine nuit par les pompiers. 
L’affaire est fortement médiatisée et Jean-Pierre et Catherine sont interpellés à leur retour à Paris pour non-assistance à personne en danger et défauts de soin.

Placée en maison de retraite, Tatie Danielle est au départ choyée par le personnel et les autres pensionnaires. 
Mais ils déchanteront rapidement lorsqu’ils découvriront sa véritable personnalité au fil des jours. 
Pendant ce temps, Jean-Pierre et Catherine sont rapidement acquittés des accusations à leur encontre.

Un matin, toutefois, Danielle fugue de la maison de retraite et nul ne sait où elle a pu aller. 
On la retrouve en vacances à la montagne, heureuse en compagnie de son unique amie, Sandrine.


A noter la présence d'Isabelle Nanty qui est excellente dans ce film


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Message Smicky : Re: Étienne Chatiliez   Sam 23 Déc - 5:46

Agathe Cléry - 2008 (comédie musicale)


« Elle est blanche. Elle est raciste. Elle va devenir noire. »





Atteinte de la maladie d'Addison (dysfonctionnement des glandes surrénales qui fonce la peau) la directrice de marketing d'une ligne de cosmétiques spéciale peaux claires, se réveille un matin dans la peau d'une noire.

Renvoyée par son patron, quittée par son fiancé, refoulée à tous ses entretiens d'embauche, Agathe Cléry finit par se faire engager dans une entreprise qui ne prend aucun Blanc. Alors qu'elle a reconstruit sa vie autour de sa nouvelle couleur de peau, la maladie s'estompe et Agathe guérit presque aussi subitement qu'elle était tombée malade.


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