.
 
AccueilS'enregistrerConnexion
Poétikart vous propose un défi : finir une histoire selon votre imagination

Partagez | 
 

 Dans le silence du vent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Messages : 41
Date d'inscription : 26/02/2018
avatar
Robert
Messagepar Robert : Dans le silence du vent   Jeu 15 Mar - 11:32

Je vous laisse les première page de mon prochain recueil que je travaille, que je peaufine. J'aurais aimé avoir vos avis éclairés sur ce début de livre. Merci !



Introduction

Tu vois

Je n’ai pas oublié le temps où les feuilles mortes, souvenirs et regrets, se ramassaient encore à la pelle. J’ai toujours en mémoire le temps, celui des odeurs de tartes et de meringues qui envahissaient l’appartement modeste où j’ai grandi, jadis, avec peine et acharnement. Je navigue toujours comme un navire ivre entre les souvenances d’un vélo de couleur parme et les draps blancs d’un hôpital accueillant. J’erre encore de port en port ne sachant pas faire le point puisque le manuel du sextant ne m’a pas été donné.
Que reste-t-il de ce garçon ténébreux qui parfois se cachait pour ne pas qu’on le voit pleurer, hurler, face aux incompréhensions des grandes personnes qui auraient dû veiller sur lui ou simplement le protéger ?
Je ne t’en veux pas m’man car la vie dans le temps était ainsi !
Le temps, aujourd’hui, a fait son office et j’ai réussi à vieillir grâce à des béquilles de vie toutes aussi bancales les unes que les autres, mais j’ai avancé tant bien que mal sur mes chemins jonchés de pavés disloqués. Je sais m’man que j’ai évolué comme beaucoup de personnes, et comme toi, avec des bleus à l’âme et des vagues déferlantes au cœur. Je me suis souvent retrouvé en état d’urgence, laissé à l’abandon aux objets perdus. J’y ai trouvé toutes les clefs, tous les parapluies, toutes les couvertures même les plus rêches, et j’ai appris.
J’ai écouté le monde puis à ma façon je l’ai parcouru en suivant les nuages parfois lourds de pluie ou en me précipitant au devant de la course du soleil qui a fini par brûler mes ailes.

Cet ouvrage t’est destiné, à titre posthume, et même si je sais que tu ne le liras jamais, il est l’hommage que je te dois !

Dans le silence du vent j’ai souvent entendu les gémissements des va-nu-pieds, des sans-abri, des laissés-pour-compte. Je me suis enivré de leurs danses macabres lorsque mes pas claquaient sur les trottoirs où trônaient comme des matelas douillets les cartons et les lithographies déchirées par l’existence, très souvent achevée, des indigents.

Dans le silence du vent, aujourd’hui, j’écoute la vie et la poésie qu’elle me dicte. J’y entends les prémices des amours et la fureur des corps qui s’électrisent, ou le chant des mésanges qui répondent aux stridulations des cigales d’Orient. Dans des décors parfois surréalistes, je couche mes vérités comme des pierres de lune sur un tapis d’algues brunes. J’essaie de peindre de mes poèmes, de mes proses, le monde tel que je le perçois. Parfois, il me heurte mais jamais il ne me laisse indifférent.

À Mauricette, ma Mère : DANS LE SILENCE DU VENT

-------

Pensée


Les silences sont souvent des cris refoulés qu’osent les hommes tourmentés.

-------

M’man

Je ne suis pas beau M’man !

Je ne suis pas beau ni en dedans, ni en dehors. Je suis transparent m’man !

Les tourments ont marqué ma peau de leurs griffes acérées. Ils ont creusé des rides profondes pour dessiner des marques d’andins, non stabilisés, à la surface de mes mains esseulées.
Alors comme elles, depuis, je glisse peu à peu au fond de mes poches, que mes yeux soutiennent.
Mal à vie, souvent je survis, pour ne pas sombrer dans l’oubli. Dans ces moments de transe je vois mon dedans. J'aperçois mon âme cabossée qu’un couvercle déformé ne peut fermer. Il en déborde tant de choses qui n’ont pu y entrer. Tant d’arêtes franches, tranchantes comme des silex de granit dépoli me poussent au bord du monde.
Je ne suis pas beau ni en dedans, ni en dehors. Je suis transparent m’man !

Pourtant m’man je suis devenu grand !

Je n’ai jamais su regarder par le dessous, car je voulais voir de haut. Du haut des tours des barres de HLM, où petit je voyais se poser les hirondelles en couple. Mais chaque fois un nuage les bousculait et trop souvent, je les ai vues tomber au pied des murs non achevés. Trop souvent, Je les ai vues agoniser dans les terrains vagues où tu n’aimais pas me savoir aller.

Mais j’y rôde toujours !

La zone, la rue, je les ai connues m’man !

J’ai tant croisé de trottoirs trempés de la fonte des neiges grisâtres, de réverbères aux lumières froides, de portes verrouillées, humides des peurs d’un lendemain sans chemin.
Alors… mes bottes que je ne porte plus, shootent encore dans les poubelles vides.

M’man t’es partie trop vite !

Tu sais ; je ne sais pas grand-chose de la vie, car tu ne m’as presque rien laissé. Juste l’espoir de devenir un homme, forgé des valeurs que tu lui as transmises. Si peu, pense-t-on ! J’en ai fait mon tout.

Mais je ne suis pas beau m’man !

Je ne suis pas beau ni en dedans, ni en dehors. Je suis transparent m’man !
Caché, enfermé, j’écris, je délire, je soupire, je vis, j’oublie !
J’oublie les toits des HLM, les hirondelles en couples, les aigles aux ailes brûlées qui dorment dans la chaleur de mon cœur dont le couvercle ne peut emprisonner.

M’man…  Je n’ai pas choisi d’être ni beau en dedans, ni en dehors.

Je n’ai pas choisi d’être transparent m’man, Mais je suis devenu grand avec la sagesse d’un enfant.

------------
Qui suis-je sans toi ?

L’oreille écoute
Ce qu’elle ne voit pas
Lorsque le doigt touche
Le néant qui n’est pas !

L’abstrait enfermé
Dans les convictions
D’esprit mollasson,
Étouffe les pensées d’aliénés.  

Que suis-je sans toi,
Qu’un tronc desséché
Croupissant à l’ombre des lois,
Exhortant les principes de la foi ?

Sur ton autel
Toutes les fleurs,
Toutes les airelles
Comptent mes heures.
Le monde me secoue,
La vie se dissout !

Peu à peu elle se renferme,
Petit à petit il gangrène !

Ravage du temps
Oubli permanent
D’où l’on vient,
Déraciné pour rien,
Pour des envies abstraites,
Souvent pour des actes traîtres.

Que suis-je sans toi,
Qu’un fuyard aux abois
N’écoutant que l’oreille,
Ne voyant que le réel,
Que le concret abject
Des souffrances malhonnêtes ?

Qui suis-je sans toi,
Qu’un doigt qui montre
Ce qu’il ne va pas,
Qu’un pleutre sans honte ?

Que suis sans toi,
Que serais-je sans la foi,
Qu’une poussière sans émoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 41
Date d'inscription : 26/02/2018
avatar
Robert
Messagepar Robert : Je suis surpris   Dim 25 Mar - 9:02

Je suis surpris par ce silence bourdonnant !

Est-ce si mauvais qu'aucun message ne soit posté en réponse?

Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
Messagepar Invité : Re: Dans le silence du vent   Dim 25 Mar - 10:06

On n'aime guère critiquer, encore moins être critiqué... J'ai dû supplier les membres pour avoir des avis objectifs sur mes productions...

Je manque de temps, mais je vous répondrai. Par contre, ce sera sans concession, n'est-ce pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 41
Date d'inscription : 26/02/2018
avatar
Robert
Messagepar Robert : Re: Dans le silence du vent   Dim 25 Mar - 10:32

Bonjour Lévine,

Du moment que le critique reste constructive et dans le respect de l'auteur je n'y vois aucun problème.

J'aimerai juste savoir si ce début de proposition est suffisamment accrocheuse pour le lecteur que vous êtes tous.

Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
Messagepar Invité : Re: Dans le silence du vent   Dim 25 Mar - 11:02

Oui, dans l'ensemble, c'est plutôt bien. Voici mes commentaire (je ne juge jamais le fond).
Je mets en gras les passages que j'apprécie particulièrement.

Et bien sûr, ces appréciations sont personnelles et subjectives.



Introduction

Tu vois

Je n’ai pas oublié le temps où les feuilles mortes, souvenirs et regrets, se ramassaient encore à la pelle.(1) J’ai toujours en mémoire le temps, celui des odeurs de tartes et de meringues qui envahissaient l’appartement modeste où j’ai grandi, jadis, avec peine et acharnement. Je navigue toujours comme un navire(2) ivre entre les souvenances(3) d’un vélo de couleur parme et les draps blancs d’un hôpital accueillant. J’erre encore de port en port ne sachant pas faire le point puisque le manuel du sextant(4) ne m’a pas été donné.
Que reste-t-il de ce garçon ténébreux qui parfois se cachait pour ne pas qu’on le voit(5) pleurer, hurler, face aux incompréhensions des grandes personnes qui auraient dû veiller sur lui ou simplement le protéger ?
Je ne t’en veux pas m’man(6) car la vie dans le temps était ainsi !
Le temps, aujourd’hui, a fait son office(6) et j’ai réussi à vieillir grâce à des béquilles de vie toutes aussi bancales les unes que les autres, mais j’ai avancé tant bien que mal sur mes chemins jonchés de pavés disloqués. Je sais m’man que j’ai évolué comme beaucoup de personnes, et(6) comme toi, avec des bleus à l’âme et des vagues déferlantes au cœur. Je me suis souvent retrouvé en état d’urgence, laissé à l’abandon aux objets perdus(7). J’y ai trouvé toutes les clefs, tous les parapluies, toutes les couvertures même les plus rêches, et j’ai appris.
J’ai écouté le monde(6) puis à ma façon(6) je l’ai parcouru en suivant les nuages parfois lourds de pluie ou en me précipitant au devant de la course du soleil qui a fini par brûler mes ailes.

Cet ouvrage t’est destiné, à titre posthume, et même si je sais que tu ne le liras jamais, il est l’hommage que je te dois !

Dans le silence du vent j’ai souvent entendu les gémissements des va-nu-pieds, des sans-abri, des laissés-pour-compte. Je me suis enivré de leurs danses macabres lorsque mes pas claquaient sur les trottoirs où trônaient comme des matelas douillets les cartons et les lithographies déchirées par l’existence, très souvent achevée, des indigents.

Dans le silence du vent,
aujourd’hui, j’écoute la vie et la poésie qu’elle me dicte. J’y entends les prémices des amours et la fureur des corps qui s’électrisent, ou le chant des mésanges qui répondent aux stridulations des cigales d’Orient(8). Dans des décors parfois surréalistes(9), je couche mes vérités comme des pierres de lune sur un tapis d’algues brunes. J’essaie de peindre de(10) mes poèmes, de(10) mes proses, le monde tel que je le perçois. Parfois, il me heurte mais jamais il ne me laisse indifférent.

À Mauricette, ma Mère : DANS LE SILENCE DU VENT

(1) Reprise de Prévert pas très bien venue, surtout que le texte est modifié, donc dégradé à la fin de la "citation".
(2) Tant qu'à faire des rappels littéraires, vous pouviez dire "bateau" ! "navire ivre" est moins heureux.
(3) Mot qui détonne dans son contexte.
(4) Image un peu trop prosaïque à cause de "manuel".
(5) Orthographe "voie" (subjonctif derrière "pour que").
(6) Ponctuation : il faut ajouter des virgules et attention : pas de virgule après "et", mais avant (dans le cas présent bien sûr).
(7) "à l'abandon" et "aux objets perdus" font double emploi.
(8) N'en faites pas trop !
(9) Attention à ce mot, beaucoup trop galvaudé de nos jours, donc banal et peu signifiant.
(10) Mal dit ; "avec" ou "par" seraient préférables.

Il y a un mélange conscient ou inconscient de "réalisme" et de poésie dans votre texte. Faites néanmoins attention à ce que les deux ne se heurtent pas dans la même phrase ou dans le même groupe de mots. Il faudra trouver une meilleure conciliation, plus d'unité en fin de compte. Et attention à ce que les passages poétiques ne deviennent pas grandiloquents ou affectés (ce n'est pas le cas, mais ça pourrait arriver parfois). Enfin, méfiez-vous des clichés et des comparaisons trop longues. L'expression notée en (8) résume assez bien ce que je veux dire.

Voilà. Nous verrons la suite ultérieurement.

Dans l'ensemble, oui, c'est évocateur et bien écrit.
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
Messagepar Invité : Re: Dans le silence du vent   Dim 25 Mar - 17:53

Les silences sont souvent des cris refoulés qu’osent les hommes tourmentés.

-------

M’man

Je ne suis pas beau M’man !

Je ne suis pas beau ni en dedans, ni en dehors. Je suis transparent m’man !


Les tourments ont marqué ma peau de leurs griffes acérées(1). Ils ont creusé des rides profondes(1) pour dessiner des marques d’andins, non stabilisés, à la surface de mes mains esseulées.
Alors comme elles, depuis, je glisse peu à peu au fond de mes poches, que mes yeux soutiennent.(2)
Mal à vie, souvent je survis, pour ne pas sombrer dans l’oubli. Dans ces moments de transe je vois mon dedans. J'aperçois mon âme cabossée qu’un couvercle déformé(1) ne peut fermer. Il en déborde tant de choses qui n’ont pu y entrer. Tant d’arêtes franches, tranchantes comme des silex de granit dépoli(1) me poussent au bord du monde.
Je ne suis pas beau ni en dedans, ni en dehors. Je suis transparent m’man !

Pourtant m’man je suis devenu grand !

Je n’ai jamais su regarder par le dessous, car je voulais voir de haut. Du haut des tours des barres de HLM, où petit je voyais se poser les hirondelles en couple. Mais chaque fois un nuage les bousculait et trop souvent, je les ai vues tomber au pied des murs non achevés. Trop souvent, Je les ai vues agoniser dans les terrains vagues où tu n’aimais pas me savoir aller.

Mais j’y rôde toujours !

La zone, la rue, je les ai connues m’man !

J’ai tant croisé de trottoirs trempés de la fonte des neiges grisâtres, de réverbères aux lumières froides, de portes verrouillées, humides des peurs d’un lendemain sans chemin.
Alors… mes bottes que je ne porte plus, shootent encore dans les poubelles vides.


M’man t’es partie trop vite !

Tu sais ; je ne sais pas grand-chose de la vie, car tu ne m’as presque rien laissé. Juste l’espoir de devenir un homme, forgé des valeurs que tu lui as transmises(3). Si peu, pense-t-on ! J’en ai fait mon tout.

Mais je ne suis pas beau m’man !

Je ne suis pas beau ni en dedans, ni en dehors. Je suis transparent m’man !

Caché, enfermé, j’écris, je délire, je soupire, je vis, j’oublie !
J’oublie les toits des HLM, les hirondelles en couples, les aigles aux ailes brûlées qui dorment dans la chaleur de mon cœur dont(4) le couvercle ne peut emprisonner.


M’man… Je n’ai pas choisi d’être ni beau en dedans, ni en dehors.

Je n’ai pas choisi d’être transparent m’man, Mais je suis devenu grand avec la sagesse d’un enfant.


(1) Attention à ne pas accoler systématiquement un adjectif à un nom, surtout quand l'adjectif n'apporte pas grand chose au sens. Je ne dis pas que ce soit le cas ici, je vous mets simplement en garde contre les défaut du type "neige immaculée", "mer immense", etc...
(2) La proposition relative manque de clarté.
(3) "presque rien laissé" / "transmises" : un peu contradictoire.
(4) incorrect ! "que leur couvercle ne peut emprisonner", si je puis me permettre de modifier votre texte.

Dans l'ensemble, c'est très bien. Vous avez des choses à dire, vous les dites d'une manière forte, personnelle et originale. Bravo.

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 41
Date d'inscription : 26/02/2018
avatar
Robert
Messagepar Robert : Re: Dans le silence du vent   Dim 25 Mar - 19:04

Merci Lévine pour tes avis éclairés. Il n’est guère simple de commenter un texte ou tout autre œuvre. Je sais que c’est un exercice très difficile car il n’est jamais simple de critiquer sans risquer de blesser l’auteur.
Je pense avoir suffisamment de recul sur ce point pour retenir ce qui me semble judicieux sans m’offusquer. On apprend chaque jour !
------------
Répondre n’est pas simple non plus car la personne qui se penche sur un texte à sa vision des choses, suivant son parcours et ses bagages. J’espère que ces réponses vous satisferont.
Merci à vous !
Amicalement.

(1) Reprise de Prévert pas très bien venue, surtout que le texte est modifié, donc dégradé à la fin de la "citation".
Bien que je m’appuie sur l’un des passages d’un texte de Prévert, je ne le cite pas ; et c’est du reste pour cela que le texte est modifié. Je plante avec cette entrée en matière l’époque puis c’est aussi pour moi le moyen de faire un clin d’œil à Yves Montant, que cette femme aimait écouter. L’essence de l’introduction est le souvenir que j’ai de ce temps de jeunesse.
(2) Tant qu'à faire des rappels littéraires, vous pouviez dire "bateau" ! "navire ivre" est moins heureux.
Je ne comprends pas l’interrogation qui porte sur le passage littéraire. Je suis un marin de quai, puisque j’ai travaillé sur le plus grand chantier naval de France. Un bateau, à l’époque du sextant, faisait du cabotage, comme aujourd’hui. J’emploie donc le mot navire afin de faire comprendre que j’ai toujours voulu voir la vie en grand, de par les distances parcourus, d’où le sextant. Donc de port en port, comme Calais, Southampton, New-York mais avec la fragilité des traversées de vie, sous entendu, par ce même Sextant que les navires heureusement n’utilise plus.
Les souvenances(3)
Ce qui ramène aux souvenirs. Le vélo, tout comme les odeurs des meringues ou ceux des chansons d’Yves Montant forment les souvenirs mais… sont-ils précis ? L’âge avance et le jugement d’un enfant est-il la réalité ? C’est pourquoi je préfère ce mot, souvenances.
(4) Image un peu trop prosaïque à cause de "manuel".
La vie pour ce que j’en connais s’apprend ! Le chemin qu’on parcoure se découvre au fur et à mesure de nos choix. La vie est un grand livre qu’on écrit chaque jour. On y marque nos échecs et aussi nos réussites. Le sextant objet servant à faire le point où l’on se trouve. Le manuel pour y noter les coordonnées. Si toutefois il manque l’un de ces deux objets, il y a de forte chance que la manœuvre de vie soit pus difficile, voir impossible. Certain sans repère échoue, d’autre par volonté suive leur route.
(5) Orthographe "voie" (subjonctif derrière "pour que").
Merci !
(6) Ponctuation : il faut ajouter des virgules et attention : pas de virgule après "et", mais avant (dans le cas présent bien sûr).
Les virgules me font danser d’un pied sur l’autre !
(7) "à l'abandon" et "aux objets perdus" font double emploi.
Là… Pour moi non ! L’abandon même si ce n’est pas simple à vivre pour une personne, il n’est pas en réalité une fin en soi. Il y a toujours le moyen de rencontrer autre chose. Les objets perdus, je parle d’un service, d’un lieu où lorsque l’on trouvait une chose on pouvait l’y porter en espérant que son propriétaire puisse le récupérer. Là j’appuie sur les deux images car je démontre ainsi qu’à cette époque j’étais non pas un enfant, mais un objet. Un gosse transparent que sa famille ne voyait pas, comme la potiche posé sur le rebord d’une fenêtre.
(8) N'en faites pas trop !
Lol je peux me le permettre puisque je l’explique à la suite par : Dans des décors parfois surréalistes, je couche mes vérités comme des pierres de lune sur un tapis d’algues brunes. J’essaie de peindre avec mes poèmes, et mes proses, le monde tel que je le perçois. Parfois, il me heurte mais jamais il ne me laisse indifférent.
Un contre balancement à ce trop de violence, d’ignorance, d’arrogance qu’on les hommes.

(9) Attention à ce mot, beaucoup trop galvaudé de nos jours, donc banal et peu signifiant.
Je ne parle pas de ce qui évoque l’étrangeté ni le bizarre et encore moins le grotesque mais du surréalisme de la poésie, celui aussi qu’on trouve dans l’art. Ce qui explique aussi ce passage qui fait suite : J’essaie de peindre avec mes poèmes, et mes proses, le monde tel que je le perçois. Parfois, il me heurte mais jamais il ne me laisse indifférent.
10) Mal dit ; "avec" ou "par" seraient préférables.
Exacte merci !
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 41
Date d'inscription : 26/02/2018
avatar
Robert
Messagepar Robert : Re: Dans le silence du vent   Dim 25 Mar - 19:29

(1) Attention à ne pas accoler systématiquement un adjectif à un nom, surtout quand l'adjectif n'apporte pas grand chose au sens. Je ne dis pas que ce soit le cas ici, je vous mets simplement en garde contre les défaut du type "neige immaculée", "mer immense", etc...

Oui je sais mais c’est un parti pris !

(2) La proposition relative manque de clarté.

La fatigue Lévine, la fatigue ! j'ai les yeux plus que cernés, au point que se ne sont même plus des valises, mais des males. Heureusement que mes yeux soutiennent ces cernes sinon, elles tomberaient. Mes poches violacées tomberaient au fond de mes poches percées par quelques pièces que jamais je n’ai eues

3) "presque rien laissé" / "transmises" : un peu contradictoire.

Rien laissé oui que des souvenirs sans autre héritage que la transmission de valeurs.

4) que leur couvercle ne peut emprisonner

Oui j’ai longuement hésité avec cela ! hésité entre emprisonné et enfermé. J’ai opté pour emprisonner car je suis un ancien cuir noir. Tout le monde me prédisait la prison. Mais je n’y suis jamais allé. À l’époque les parents étaient plus sévères que de nos jours, mais je me suis toujours rebellé et mon aigle (celui des cuirs noirs) a toujours volé droit !
Dons j’ai pris le choix du mot emprisonné. Le couvercle représentant ma famille et les hirondelles les gens que j’ai vu tombés et l’aigle, la liberté.

5) si je puis me permettre de modifier votre texte.

Pourquoi pas Lévine s’il reste dans l’esprit que je lui ai donné. Ce peut-être instructif pour moi, mais je ne pourrais en aucun cas m’en servir pour publication.

Merciiiii pour ce long travail que vous avez effectué.
Amicalement.
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
Messagepar Invité : Re: Dans le silence du vent   Dim 25 Mar - 20:15

- Ma remarque sur "que leur couvercle ne peut emprisonner/enfermer ne portait que sur le "dont", qui était incorrect, pas sur le choix que vous évoquez ; je n'aurais pas parlé d'incorrection.
- Pour "navire ivre" (cf. Rimbaud), "ivre" fait aussitôt penser à Rimbaud, c'est pourquoi je proposais "bateau".

Poursuivons avec le poème :


Qui suis-je sans toi ?

On pense évidemment au vers d'Aragon, mais déformé...

L’oreille écoute
Ce qu’elle ne voit pas
Lorsque le doigt touche
Le néant qui n’est pas !

B. dans l'ensemble. C'est bien sûr à dessein que vos vers ne sont pas égaux, comme dans la suite et qu'une assonance remplace la rime aux vers 1/3 ?

L’abstrait enfermé
Dans les convictions
D’esprit mollasson,
Étouffe les pensées d’aliénés.

Même remarque. Je n'aime pas "mollasson" et pas du tout le dernier vers, d'ailleurs beaucoup trop long

Que suis-je sans toi,
Qu’un tronc desséché
Croupissant à l’ombre des lois,
Exhortant les principes de la foi ?

Méfiez-vous des participes présents, généralement peu heureux.
Trop proche d'Aragon au début, mais hélas, le modèle fait pâlir vos vers. Il en est toujours ainsi.

Sur ton autel
Toutes les fleurs,
Toutes les airelles
Comptent mes heures.
Le monde me secoue,
La vie se dissout !

B. Le vers 3 est-il utile ?

Peu à peu elle se renferme,
Petit à petit il gangrène !

AB.

Ravage du temps
Oubli permanent
D’où l’on vient,
Déraciné pour rien,
Pour des envies abstraites,
Souvent pour des actes traîtres.

La charge proprement poétique diminue : on a affaire à de la prose versifiée selon moi.

Que suis-je sans toi,
Qu’un fuyard aux abois
N’écoutant que l’oreille,
Ne voyant que le réel,
Que le concret abject
Des souffrances malhonnêtes ?

Les deux premiers vers sont bons, malgré... Ensuite, c'est moins agréable au cœur et à l'oreille (je ne parle pas de l'intention sous-jacente).

Qui suis-je sans toi,
Qu’un doigt qui montre
Ce qu’il ne va pas,
Qu’un pleutre sans honte ?

Incorrection au vers 3 : "ce qui ne va pas " ou "qu'il ne va pas"

Que suis sans toi,
Que serais-je sans la foi,
Qu’une poussière sans émoi ?

"suis-je" sans doute au vers 1 ?
Le denier vers est décevant.

Quelques bons vers, mais dans l'ensemble, je préfère votre prose à votre poésie. Excusez-moi de vous dire qu'elle ne n'apporte pas grand chose de plus à ce que vous avez dit et qu'elle ne me fait pas "partir" très loin.
Je dois vous avouer que je suis très difficile en poésie, et que d'autre part, je privilégie le lyrisme. C'est en tant que lecteur que je réagis ici.
Vous avez des droits de création imprescriptibles ; vous publiez, je vous lis et j'ai de mon côté ma liberté de jugement (d'autant que vous sollicitez des avis).
Vous le comprenez bien ainsi ?

Très sincèrement.


Revenir en haut Aller en bas
Messages : 6480
Date d'inscription : 26/08/2009
Féminin
avatar
Gourmandine
Messagepar Gourmandine : Re: Dans le silence du vent   Lun 26 Mar - 10:47

Lévine, j’apprécie beaucoup le fait que tu apportes ton aide à Robert.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 41
Date d'inscription : 26/02/2018
avatar
Robert
Messagepar Robert : Re: Dans le silence du vent   Lun 26 Mar - 12:11

Oui Gourmandine, Lévine est de bon conseil. J'ai aimé ses remarques développées.
Revenir en haut Aller en bas
Messages : 6480
Date d'inscription : 26/08/2009
Féminin
avatar
Gourmandine
Messagepar Gourmandine : Re: Dans le silence du vent   Lun 26 Mar - 14:42

Je suis ravie pour toi Robert.
Revenir en haut Aller en bas
avatarInvité
Messagepar Invité : Re: Dans le silence du vent   Lun 26 Mar - 16:12

Merci, mais c'est un peu mon métier ! :prof

Par contre, il eût été bon qu'il y eût d'autres avis...

Revenir en haut Aller en bas
Messages : 41
Date d'inscription : 26/02/2018
avatar
Robert
Messagepar Robert : Re: Dans le silence du vent   Lun 26 Mar - 17:02

je pense que ce post est trop long et l'écrit peut-être rébarbatif.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Messagepar Contenu sponsorisé : Re: Dans le silence du vent   

Revenir en haut Aller en bas
 
Dans le silence du vent
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poétikart ::  :: Correction de texte-
Sauter vers: