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 Delacroix, ou le Romantisme

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Messagepar Invité : Delacroix, ou le Romantisme   Dim 29 Avr - 15:35

Delacroix, ou le Romantisme

           Le musée du Louvre organise en ce moment une grande rétrospective consacrée à Eugène Delacroix (1798-1863). Cet artiste au regard aigu (voir son autoportrait ci-dessous), contemporain de Géricault et Baudelaire, est considéré comme le maître de la peinture romantique.


       Romantique, il le fut par son refus des conventions et des carrières toutes tracées. Loin de choisir la voie académique, élitiste et fermée, en concourant pour le Prix de Rome, il choisit les Salons, démocratiques et populaires. Il y fit scandale mais connut aussi la gloire et la reconnaissance officielle. Il exposa La Barque de Dante en 1822. Le critique Delécluze parla de « vraie tartouillade ». Aujourd’hui, on admire la puissance du trait et le mouvement de cette barque des Enfers.


          Romantique, il le fut aussi par son goût de l’actualité. Il osa une toile engagée, Le Massacre de Scio, présentée au Salon de 1824. Cette œuvre fut considérée comme le « massacre de la peinture » par certains mais cela n’empêcha pas le peintre de récidiver en 1830 avec sa Liberté guidant le peuple.


           Romantique, il le fut enfin par la passion qui anime toute ses créations. Cette passion s’incarne dans son goût extrême pour les couleurs. Une toile de Delacroix est une véritable explosion colorée, choc émotionnel et sensoriel. Citons par exemple La Mort de Sardanapale présenté au Salon de 1827-1828. Théophile Gautier l’a caractérisée ainsi : « Immense composition tourbillonnante à dominantes rouges, qui sublime l’horrible volupté de la mort ». On ne saurait mieux dire.


       Cette passion est présente aussi dans le mouvement qui anime toutes ses toiles. Toutes, vraiment toutes. Même les plus improbables, comme un bouquet de fleurs, composition souvent figée dans sa beauté roide. Sous le pinceau de l’artiste, les fleurs de printemps prennent vie. Mentionnons le Bouquet champêtre, proposé en 1849. Toutes ces fleurs variées semblent jaillir du vase qui les contient avec peine.


       Celui qui déclarait « préférer s’entretenir avec les choses plutôt qu’avec les hommes », tant il détestait la superficialité et les convenances bourgeoises, a apporté beaucoup à l’humanité et à l’histoire de l’art. Cet apport est pleinement reconnu aujourd’hui. Laissons le dernier mot à celui qui l’estimait tant et qui l’avait si bien compris, Baudelaire :

« Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours vert,
Où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges
Passent, comme un soupir étouffé de Weber ; »

FIN
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