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 Nicolas de Staël, ou la quête de la transparence

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AnonymousInvité
Messagepar Invité : Nicolas de Staël, ou la quête de la transparence   Nicolas de Staël, ou la quête de la transparence EmptyDim 27 Mai - 17:27

Nicolas de Staël, ou la quête de la transparence

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N. de Staël dans son atelier d’Antibes en 1954

          Nicolas de Staël est un peintre né à Saint-Pétersbourg en 1913 et mort par suicide en 1955 dans le midi de la France. Issu d’une grande famille d’émigrés russes, il commence des études d’art en Belgique. Rien dans son environnement familial ne le prédisposait à choisir cette voie. Mais la peinture s’est imposée à lui avec la force d’une passion. Il s’est exprimé sur cette vocation : « Toute ma vie, j’ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m’aider à vivre, me libérer de toutes les impressions, toutes les sensations, toutes les inquiétudes auxquelles je n’ai jamais trouvé d’autres issues que la peinture ». Il restera fidèle à cet art toute sa vie.

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Nu couché bleu

          Son existence sera ensuite marquée par une errance perpétuelle qui se reflétera également dans ses œuvres. Impossible en effet de classer cet artiste dans une école quelconque. Sa peinture est en évolution continuelle. Il déclarera d’ailleurs : « Je crois que quelque chose se passe en moi de nouveau, et parfois cela se greffe à mon inévitable besoin de tout casser quand la machine semble tourner en rond ». Ces propos insistent bien sur son refus des cadres et des routines. S’il y a des murs, il les brise. S’il rencontre l'ennui, il le fuit. Quant à la réception de ses toiles, il s’en moque. Ainsi qu’il l’a déclaré, « Ce que les clients pensent ou ne pensent pas m’est parfaitement indifférent. Qu’ils regardent les tableaux, c’est tout. Merci ».

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Footballeurs

          Sa carrière de peintre alterne entre abstraction et figuration. Selon lui, il est vain d’opposer ces deux formes d’expression picturale. Il a précisé sa pensée en ces termes : « Je n’oppose pas la peinture abstraite à la peinture figurative. Une peinture devrait être à la fois abstraite et figurative. Abstraite en tant que mur, figurative en tant que représentation d’un espace ». Il va de soi que l’espace dont parle N. de Staël est un espace tout intérieur. Pour lui, peindre, c’est peindre son âme. N’a-t-il pas déclaré en effet : « On ne peint jamais ce qu’on voit ou croit voir, on peint à mille vibrations le coup reçu ». C’est ce « coup reçu », ce choc esthétique, que s’appliquera à peindre l’artiste.

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Paysage

          A cet égard, une étape importante de son art est marquée par sa découverte de la Provence. La lumière qui y règne le fascine. Il s’est exprimé sur ce qu’a apporté à son art les paysages et les couleurs vives de cette région méditerranéenne : « On apprend à voir les couleurs ici. Je travaille sans cesse et je crois plutôt que la flamme augmente chaque jour et j’espère bien mourir avant qu’elle ne baisse ». C’est un véritable coup de foudre qu’il ressent pour ces lieux : « J’étais un peu hagard au début dans cette lumière de la connaissance, la plus complète qui existe probablement, où les diamants ne brillent que l’espace d’un éclat d’eau très rapide, très violent. C’est absolument merveilleux, au bout d’un moment, la mer est rouge, le ciel jaune et les sables violets ».

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Arbre rouge

          Un voyage en Sicile, en 1953, va intensifier cette sensation. En même temps, sa technique, qui n’a d’ailleurs jamais cessé d’évoluer, va en quelque sorte se dématérialiser, la pâte sera étirée sur la toile. Il déclare à cette époque rechercher « l’abouti de la transparence ». C’est bien à une quête que se livre l’artiste, quête de l’absolu de l’être, dans un dépouillement extrême. Les couleurs, très tranchées, semblent flotter dans l’espace, sans support matériel. Malheureusement, cette recherche de l’impossible, de l’immatériel, s’achèvera tragiquement, par le suicide du peintre en 1955, qui se jettera dans le vide de la terrasse de son immeuble.

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Sicile

Exposition en cours :
« Nicolas de Staël en Provence », hôtel de Caumont - Centre d’art, 3, rue Joseph-Cabassol, 13100 Aix-en-Provence. Jusqu’au 23 septembre. Soixante et onze tableaux et des dessins de l’artiste sont proposés au public.

Liens intéressants :
http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-DESTAEL/ENS-destael.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Staël
http://www.europe1.fr/culture/a-la-decouverte-de-la-periode-provencale-de-nicolas-de-stael-3639473

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