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 La Commedia dell’arte

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Messagepar Invité : La Commedia dell’arte   Dim 27 Mai - 17:30

La Commedia dell’arte

Les Comédiens italiens,
Huile sur toile de Watteau, vers 1720

           Ce type de comédie très célèbre est né en Italie et a connu sa plus grande expansion entre 1550 et 1650. Pourquoi est-il si apprécié et reste-t-il si connu ? C’est parce que, s’inscrivant dans la tradition des comédies antiques, il a su en renouveler l’esprit et influencer le théâtre français depuis le XVIème siècle. Molière, au XVIIème siècle, mais aussi Marivaux, au XVIIIème siècle, se sont largement inspirés des ressorts et des personnages de cette comédie brillante. On retrouve le valet Arlequin dans une quinzaine de pièces de Marivaux ! Après une relative éclipse, le XXème siècle a redécouvert ce genre, dont le succès ne s’est plus démenti. Il est joué encore aujourd’hui dans une salle parisienne. Et les masques fascinent comme jamais.

Arlequin

           Fondamentalement, c’est un théâtre populaire, fondé sur l’improvisation et les jeux de scène, les fameux « lazzi ». Populaire ne veut pas dire amateur, bien au contraire. Le mot « arte » en italien signifie d’ailleurs professionnel. Des troupes organisées ont ainsi parcouru toute l’Europe et répandu le goût de ces spectacles divertissants. Ces comédies reposent sur des rôles plutôt stéréotypés. Nulle complexité, nulle intellectualité superflue dans ces joyeuses cabrioles et plaisanteries qui se succèdent sur les tréteaux des marchés de province. Une gaieté folle anime ces spectacles vivants qui doivent tout à la vivacité et à la souplesse de leurs interprètes.

Polichinelle

           On peut classer ses personnages selon leur fonction : on trouve les amoureux comme Pierrot et Colombine, les vieillards ridicules comme Pantalon ou le Docteur, les valets comme Arlequin, Polichinelle ou Scapin (on pense à Molière et à ses Fourberies), les matamores comme Capitan. La plupart, sauf les amoureux, portent des masques de cuir épais, figeant leur visage et signalant leur dimension caricaturale et clownesque. Le but est de faire rire, par tous les moyens, et sans redouter une certaine schématisation des comportements. Après tout, Bergson avait bien défini le rire comme étant du « mécanique plaqué sur du vivant ».

Pantalon

           La pièce repose néanmoins sur un texte, souvent affiché en coulisses à destination des comédiens pour les guider dans leurs improvisations, gestes et dialogues. C’est ce que l’on appelle le « canevas ». Très souvent, au départ, deux jeunes gens vont s’aimer. Ce sera l’objet du premier acte. Evidemment, des obstacles vont venir contrarier cet amour. Le second acte leur sera consacré. Enfin, à la satisfaction générale, grâce à l’aide de valets zélés, les jeunes gens vont pouvoir convoler en justes noces. Au troisième acte, le couple aura enfin satisfaction.

Colombine

           Voici un exemple de canevas authentique, de la plume de Goldoni, un grand dramaturge italien qui a su faire évoluer le genre vers la grande comédie : pour multiplier par deux ses revenus, le valet Arlequin imagine de servir deux maîtres à la fois.  Les problèmes surviennent pour le domestique lorsque les deux maîtres décident de prendre des chambres dans la même auberge. On imagine aisément les situations délicates et cocasses dans lesquelles se trouvera Arlequin. Il devra mentir, courir partout, se démener, imaginer mille ruses pour se tirer d’affaire, pour la plus grande joie des spectateurs.

Le Docteur

          L’essentiel se passe bien sûr sur la scène. Des jeux de scène incessants, des surprises et des rires joyeux vont émailler le spectacle. Le public sera partie intégrante de la pièce. Comme dans les rencontres sportives, il encouragera les amoureux, se moquera des barbons ou vieillards. On se passionnera pour les intrigues rudimentaires, on applaudira un jeu de scène particulièrement brillant. Tout est possible : grimaces, jongleries, pirouettes en tout genre. Au temps où la société ignorait des divertissements comme la télévision ou les jeux vidéo, l’arrivée de comédiens dans une ville était un véritable événement et nul ne l’aurait manquée pour un empire.


Pour en savoir plus :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/commedia_dellarte/35450
https://fr.wikipedia.org/wiki/Commedia_dell%27arte
http://www.espacefrancais.com/la-commedia-dellarte/
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/histoire_du_théâtre/96913


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pierrotdelune
Messagepar pierrotdelune : Re: La Commedia dell’arte   Mar 29 Mai - 7:52

Un article très intéressant et bien documenté dédié à un genre et à des personnages ancrés dans notre inconscient collectif.
Merci à toi Céline pour cette belle présentation. :mf


Pierrot de lune
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avatarInvité
Messagepar Invité : Re: La Commedia dell’arte   Mar 29 Mai - 8:02

Merci pour ta lecture, pierrotdelune !

C'est un des quatre articles que j'ai écrits pour le dernier Journal du forum.
http://poetikart.forumactif.org/t7197-juin-le-journal-n4

Bonne journée à toi !
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Messagepar Contenu sponsorisé : Re: La Commedia dell’arte   

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